Le point de vue de Emmanuel Sulzer – chargé d’études au CEREQ

orientation scolaire professionnelle grenoble leila hamama L’orientation des élèves est soumise à plusieurs influences : la contrainte, parfois, la visibilité ou non des filières, l’image pas toujours positive de certaines alors qu’elles sont porteuses, l’exclusion par les filles de certaines pistes comme la mécanique, au profit d’autres considérées comme féminines mais peu prometteuses. Déverrouiller ces a priori changerait beaucoup de choses ! Quant au système éducatif, il est complexe. Il articule des espaces qui bougent à des vitesses différentes, car les transformations des métiers n’ont pas les mêmes temporalités d’évolution que les filières de formation. Patronat, Éducation nationale, organismes de formation… chacun propose des solutions monovalentes pour améliorer la situation mais aucun ne peut résoudre la totalité du problème. Pour toutes ces raisons, je suis plutôt partisan d’un tronc commun ou d’un maximum de transversalité, de façon à offrir de la souplesse aux formations. La filière électrotechnique est très ouverte et les jeunes qui en sortent trouvent facilement du travail. Même si, en parallèle, les bacs pros mono-métier, comme celui de la mécanique auto, bien adapté à la profession, procure lui aussi aisément du travail… Mais la branche professionnelle est ici en prise directe avec le marché, comme celle de la banque, d’ailleurs. »

Source : Liaison Notre banque – CASDEN décembre 2015

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